Vivre accoudé à un balcon suspendu au-dessus de la Méditerranée est un privilège. C’est le quotidien de Fab, qui navigue entre Corse et continent sur le Pascal Paoli. A quai, deux êtres chers l’attendent, son amie d’enfance Angelica, et Charlie, qu’il aime comme un fils. Lorsqu’une nuit, un drame les percute, son équilibre vacille. Une fusillade au pied d’un immeuble qui aurait pu n’être qu’un banal fait divers marque le début d’une longue cavalcade et Fab se retrouve pris dans un engrenage vertigineux au cœur de différents trafics.
Ce roman est une immersion. Le lire c’est pénétrer Marseille. C’est également suivre le parcours d’un homme qui se perd, se frotte à un monde qui lui échappe, et surtout, se confronte à lui-même, dans une tempête de doute et de révolte. Un voyage, où chaque pas pourrait s’avérer fatal.
Audrey Sabardeil est née en 1976 à Marseille. Elle y a vécu pendant plus de quarante ans. Tout comme dans ses deux premiers romans – Le soleil ne brille pas pour tout le monde (2022) et Les naufragés (2023) –, la cité phocéenne est au cœur de Cargo blues.
Le lecteur y retrouvera l’empreinte de la légende du polar marseillais Jean-Claude Izzo, tout comme celle d’Olivier Norek, de Laurent Gaudé ou de Wajdi Mouawad, des influences qui renforcent l’idée qu’entre polar, roman noir et roman social, les frontières sont poreuses.